Cold War Kids : La chronique de Hold My Home Chroniques d'albums

Publié le 31 octobre 2014
Par
Cold War Kids Hold My Home Slider

A peine un an après Dear Miss Lonelyhearts, Cold War Kids s’est dépêché de sortir un cinquième album, Hold My Home. Malheureusement, les Californiens étaient peut-être un peu trop pressés de bien faire.

Cold War Kids : La chronique de Hold My Home Avec Dear Miss Lonelyhearts, Cold War Kids était devenu un cliché de lui-même : un groupe de rock américain qui prétend aux tournées de stades. Un peu à la manière d’une lycéenne peu sûre d’être qui se farderait subitement de maquillage pour la soirée de fin d’année. Hold My Home est un poil plus subtil dans son approche – on voit moins les marques de fond de teint-, mais le naturel n’est pas de mise : il faut se l’avouer, Cold War Kids a perdu de sa fraîcheur.

Le tournant s’est opéré avec Mine Is Yours, produit par Jacquire King qui a contribué au succès des Kings of Leon. Basé sur des hymnes contagieux, ce troisième album était plus lumineux que jamais, chose que les fans n’auraient jamais pu envisager à l’écoute de Loyalty to Loyalty. Certes, on a toujours su qu’on ne retrouverait pas les Cold War Kids des débuts, même si Dear Miss Lonelyhearts a tenté de le faire croire. Mais le souhaite-t-on réellement ? Le but est d’avancer et en fin de compte, on évolue avec Nathan Willet, au fil de ses émotions, suivant pas à pas chaque chapitre de sa vie : cette fois-ci, c’est la naissance de sa fille qui a inspiré ce nouvel album.

Absence de prise de risques

Avec Hold My Home, il semble que le groupe a trouvé son ton, sa formule : ce qui rend Cold War Kids identifiable. Après plusieurs albums à se chercher, à partir dans les extrêmes, le groupe a trouvé son juste milieu. Ce qui expliquerait sûrement le titre de l’album. Ça, et le fait qu’ils l’ont entièrement enregistré dans leur propre studio de San Pedro.

En dix ans de carrière, pas mal de choses ont changé, avec notamment l’arrivée début 2012 de Dann Galluci, ancien guitariste de Modest Mouse. Rapidement suivi fin 2013 de son comparse Joe Plummer pour remplacer Matt Aveiro. Ce qui permit à Cold War Kids de produire ses albums à la maison: en effet, c’est Dann Galluci, avec l’aide de Lars Stalfors (The Mars Volta, Funeral Party), qui a réalisé les deux derniers albums.

Sur ce Hold My Home, les mélodies sont séduisantes, même s’il manque des refrains réellement accrocheurs. Hot Coals rappelle les meilleurs moments du groupe, à l’instar d’un Hang Me Up To Dry, puis retombe dans une facilité presque navrante sur Drive Desperate. Les introductions sont toujours prometteuses d’un nouvel élément qui pourrait exciter l’oreille, mais à chaque fois, le groupe a recours aux mêmes astuces très efficaces mais peu sincères. Comme sur Hotel Anywhere où le suspense fait place à la déception.

Au final, Cold War Kids a enfin trouvé une voie, et s’y est installée confortablement. Ils se sentent maintenant chez eux, à l’aise dans cette configuration et ce style de chansons. Mais justement, ne nous répète-t-on pas à longueur d’Internet que la magie opère qu’une fois sorti de la zone de confort ?

Résumé
Cold War Kids : La chronique de Hold My Home
Titre
Chronique de Hold My Home, l’album de Cold War Kids
Auteur
Description
Notre chronique de Hold My Home, nouvel album de Cold War Kids