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Titiyo : Hidden

On ne sait pas grand-chose de Titiyo à part qu'elle est suédoise, qu'elle est la demi-sœur de Neneh Cherry, et qu'elle a cartonné en 2001 avec le single "Come Along".

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Titiyo
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Titiyo : Hidden

25 mars 2010

On ne sait pas grand-chose de Titiyo à part qu'elle est suédoise, qu'elle est la demi-sœur de Neneh Cherry, et qu'elle a cartonné en 2001 avec le single "Come Along".

Mais au moins maintenant on sait qu'en plus elle vient de sortir un des plus beaux albums de ce premier semestre 2010 : Hidden. Encore que "premier semestre 2010", c'est un peu tricher puisque l'album a presque deux ans là d'où il vient (la Suède, donc). Quasiment deux ans pour traverser la Baltique et la Mer du Nord, c'est peut-être un peu beaucoup, mais mieux vaut ça que de risquer de passer à côté d'une telle perle. Une petite perle, même, puisque le tracklisting n'affiche même pas deux chiffres : neuf titres, pas un de plus. Pour autant, mieux vaut neuf titres absolument parfaits qu'un double-album approximatif (la référence en la matière restant l'album vert de Weezer, qui affiche dix titres pour un total de vingt-huit irréprochables minutes). Encore qu'en termes de longueur, Titiyo serait du genre plus bavarde…

On commence tranquillement avec "Awakening", émergence éthérée sur fond de nappes électro comme on tartinait il y a dix ou quinze ans (on se rappelle même au passage à quoi ça ressemblait et comment ça nous avait manqué). On continue sur "Standby Beauty", étrange digression vocale aux airs entêtants de mélopée chinoise avant d'arriver sur le délicat "If only your bed could cry", tressé en tandem avec une voix masculine indéterminée. Vient ensuite la première bizarrerie de l'album (il y en a deux) : "Crystal Clear Mud", crescendo synthé-pop portant de troublantes ressemblances avec Eurythmics qui se termine dans un tonnerre électronique percussif et foutraque. Retour au calme avec un "Stumble to Fall" léger et terrien qui n'est pas sans rappeler Feist, suivi de la "reprise" acoustique du tube "Longing for Lullabies", co-écrit en 2008 avec son compatriote Kleerup. On survolera ensuite la jolie curiosité "Druken Gnome", sorte de gigue des fjords étouffée, ambient et évocatrice, délayée sur près de huit minutes. On termine enfin sur "N.Y.", ultime embardée électrique de Hidden avant le vaporeux "X" qui lui sert de conclusion.

Hidden ravive donc cette étrange expérience qu'on avait un peu oubliée ces derniers temps : écouter un album de A à Z.

Michael Rochette

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Titiyo : Hidden


Chronique d'album / 25 mars 2010