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Gorillaz : pas terminé mais avec un membre en moins

Damon Albarn a laissé entendre qu’il pourrait continuer Gorillaz mais sans Jamie Hewlett.

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Gorillaz : DoYaThing, vidéo clip du jour

Le morceau DoYaThing de Gorillaz est sorti la semaine dernière pour promouvoir la nouvelle collection de la marque Coverse. Les alter égos animées prennent vie dans un nouveau clip signé comme à son habitude par Jamie Hewlett.

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Gorillaz : une chanson, le panard !

Alors que leur best of devait signer le clap final de l’aventure Gorillaz, le collectif le plus dingue de la planète sort DoYaThing avec des invités très prestigieux.

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Gorillaz aime les Converse

Alors que l’on attend plus ou moins une séparation de Gorillaz, le combo mené par Damon Albarn pourrait de nouveau entrer en studio pour le compte de Converse.

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Gorillaz : Plastic Beach

05 mars 2010

Ah ouais, quand même… Ils avaient prévenu que le troisième Gorillaz allait être différent. Ils n'auront pas menti.

Ce qui devait s'avérer être "peut-être ce que Damon Albarn a fait de plus pop dans toute sa carrière" se révèle finalement être une bien étrange curiosité. De par sa nature, tout d'abord – c'est-à-dire substitut d'un projet bien plus ambitieux de la paire Albarn/Hewlett un temps baptisé Carousel – Plastic Beach part déjà avec des airs de constat d'échec. Ensuite il y a cette structure proto-narrative de concept-album qui n'ose pas dire son nom (l'intro orchestrale, l'interlude "Superfast Jellyfish", le thème récurrent de la fameuse plage en plastique sur plusieurs titres…). Et enfin ce modèle de collaboration inédit où non seulement les invités de marque ont désormais une place prédominante (seulement quatre morceaux sans "feat."), mais où – nouveauté supplémentaire – certains d'entre eux ont même droit à plusieurs tours de manège (Mos Def, Little Dragon, Bobby Womack, Hypnotic Brass Ensemble – sans parler de De La Soul autorisé à revenir en saison 2 après une première apparition sur Demon Days). C'est donc toute l'essence de Gorillaz qui s'est transformée au fil des albums, passant d'une bagatelle artisanale et semi-parodique à une auberge espagnole à gaz où chacun est invité à apporter son ingrédient au chaudron magique, au risque parfois de surcharger la recette.

En de pareilles circonstances, il n'est donc pas étonnant que ce troisième (et dernier ?) album de Gorillaz dénote par rapport à ses prédécesseurs. Et la première chose qui choque, c'est l'absence chronique de singles potentiels (pour un album censé être "le plus pop", ça fait un peu tache) : d'ailleurs, même enrobé dans un clip trois étoiles avec Bruce Willis en guest star, le premier single "Stylo" reste un peu faiblard et n'arrive pas franchement à la cheville d'un "Clint Eastwood" ou d'un "Feel Good Inc." (pour les plus illustres). On privilégiera donc une écoute orientée sur la durée pour laisser à l'album une chance de se dérouler comme il a été conçu, avec ses creux et ses sommets de vague, pour un atterrissage sans encombre en piste 16 (en admettant que vous vous êtes contentés de l'édition classique sans bonus). La redondance de certains éléments (comme les synthés vintage ou la basse digitale OGM servant de corps à "Stylo" exhumée plus loin sur "Empire Ant", "Glitter Freeze" ou "Pirate Jet") laisse à penser que Plastic Beach tend justement vers ce type de cohérence, lorsque ses prédécesseurs jouaient la carte du joyeux hétéroclisme fourre-tout. Ce sont d'ailleurs les titres les plus "marginaux" qui laisseront une emprunte durable sur les tympans : la combinaison musique arabe/rap anglais de "White Flag", le cirque électronique de "Sweepstakes" avec Mos Def en Monsieur Loyal ou le très pop (pour le coup) "To Binge" en duo avec la nouvelle sensation electro-indie du moment : Little Dragon.

S'il porte son lot de déception à la première écoute, il ne faut pas pour autant désespérer de Plastic Beach qui se présente avant tout comme une œuvre unitaire – et donc par définition plus difficilement morcelable que ses deux prédécesseurs. On serait tenté d'attendre la fin de ce troisième cycle (singles, concert, DVD, le traditionnel album de faces B – on parie sur les P-Sides ?) pour se faire une idée plus précise de comment le binôme Albarn/Hewlett compte en finir avec son extraordinaire créature.

Michael Rochette

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Gorillaz : Plastic Beach


Chronique d'album / 05 mars 2010